Le gouffre de Padirac, un voyage souterrain

Lors de mon séjour dans le Lot, j’avais choisi de débuter mon exploration par l’incontournable gouffre de Padirac.
 Pour ma part, c’était déjà ma quatrième visite, et pourtant j’ai encore été émerveillée par la beauté de cet univers souterrain.

Accueillie en tant que créatrice de contenu avec une accréditation presse, j’ai été autorisée à prendre des photos et à les diffuser après validation sur mes réseaux. 

 
 

Informations pratiques

Localisation du gouffre de Padirac

Le gouffre de Padirac se situe au coeur des Causses du Quercy, un immense plateau calcaire. Il se trouve non loin du célèbre site de Rocamadour que je vous conseille également!

Pour m’y rendre, j’avais mis une vingtaine de minutes depuis mon camping situé à Creysse.

Tarifs de visite

Même si les tarifs de visite sont assez élevés, le site vaut vraiment le détour et mérite d’être découvert au moins une fois.

tarifs
https://www.gouffre-de-padirac.com/fr/preparer-ma-visite/tarifs-individuels
Très important

Une chose est certaine, si vous voulez visiter le gouffre de Padirac, il est impératif de réserver en ligne car c’est un lieu très touristique et sans réservation, vous risquez d’attendre des heures pour rien. Vous aurez accès ici à différentes formules, à voir de choisir ce qui vous convient le mieux. 

Mes conseils

– Pour profiter d’une visite plus agréable, privilégiez les créneaux du début ou de la fin de journée, généralement moins chargés.

– Il est inutile d’arriver très en avance pour faire la queue. Les visiteurs sont appelés par groupes toutes les quinze minutes, et seules les personnes correspondant au créneau annoncé peuvent se présenter avec leur billet.

– Le gouffre de Padirac comprend un puits d’environ 75 mètres de profondeur et des galeries situées à plus de 103 mètres sous terre. L’accès se fait par un escalier de 543 marches. Si vous avez des problèmes de genoux ou des difficultés à marcher, il est préférable d’emprunter l’ascenseur afin d’économiser vos forces pour le reste de la visite, car plusieurs marches restent à parcourir sous terre. Sachez également qu’il est possible d’interrompre la visite à mi-parcours et de faire demi-tour si nécessaire.

Un peu d'histoire

C’est le moment d’en apprendre davantage sur le gouffre et sur les hommes qui l’ont exploré. 

La roche calcaire des Causses du Quercy date du Jurassique, il y a 170 millions d’années. Durant cette période, toute la région était sous l’eau et de nombreux sédiments marins se sont accumulés: des minéraux, des fragments de coquilles et de squelettes, des fragments de roche. Ils se sont transformés en roches calcaires (comme dans le Ravin de Corboeuf près du Puy-en-Velay ou dans la Vallées des Saints près d’Issoire). 

Pendant des millénaires, l’eau s’est infiltrée dans la roche calcaire via des fissures. Peu à peu avec l’érosion chimique et mécanique de la roche, d’immenses galeries souterraines ont été creusées par l’eau. Pour mieux comprendre, n’hésitez pas à jeter un oeil sur la vidéo ci-dessous. 

portrait E Martel

En 1889, Édouard-Alfred Martel et son équipe descendent dans l’impressionnant gouffre de 33 mètres de diamètre qui, selon la légende, aurait été créé par un coup de talon de Satan. Ils ont entendu tellement d’histoires à son sujet qu’ils veulent explorer ce trou sombre et inconnu.

 

Il faut imaginer qu’à cette époque, les moyens utilisés pour pratiquer la spéléologie étaient bien loin de ceux d’aujourd’hui. Les explorateurs ne disposaient alors que de cordes en chanvre, d’échelles de corde et, au départ, de simples bougies et d’une lampe à magnésium pour s’éclairer. Pour progresser plus profondément dans le gouffre, ils durent rapidement utiliser un canot afin de naviguer sur la rivière souterraine.

plan padirac

Quel courage il a fallu à ces hommes pour partir explorer ce gouffre dans ces conditions ! Mais dès le 1er novembre 1898, les premiers visiteurs purent s’engager à leur tour dans la cavité et descendre la rivière souterraine. Et ils sont nombreux depuis à s’être emmerveillés devant ce spectacle de la nature. 

De nos jours, le gouffre conserve son aspect mystérieux et extraordinaire mais tout a été aménagé pour rendre l’accès facile ! 

La visite

La descente dans le gouffre de Padirac

Dès votre arrivée, vous serez immédiatement impressionné par l’immense ouverture du gouffre

Vue extérieure du gouffre de Padirac

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Il n’y a pas de visite guidée. Pour avoir les informations, vous serez équipé, dès la vérification de votre billet d’entrée, d’une oreillette et d’un audioguide (les enfants de moins de 12 ans ne peuvent être équipés d’oreillette).


La visite débute par la descente vers le fond de cette cavité à ciel ouvert. Comme indiqué précédemment, deux options s’offrent à vous : emprunter les 207 marches ou utiliser les trois ascenseurs successifs accompagnés d’un liftier. Une fois arrivé 75 mètres plus bas, au fond de la partie visible du gouffre, la visite souterraine d’environ un kilomètre peut alors commencer.

En prendre plein les yeux!

Dès les premiers instants, l’ambiance est posée avec une longue série de marches à descendre avant de s’enfoncer à plus de 103 mètres sous la surface, dans un vaste couloir naturel appelé la Galerie de la Source. Façonnée et polie par l’érosion, cette galerie aux voûtes particulièrement hautes impressionne immédiatement par ses dimensions et son atmosphère. Relativement sombre, elle offre une première immersion saisissante dans l’univers souterrain du gouffre.

Comme Édouard-Alfred Martel autrefois, vous embarquerez ensuite à bord d’une barque pour parcourir les 500 mètres suivants sur la Rivière Plane. Impossible en effet de poursuivre à pied, puisque la profondeur de l’eau atteint par endroits 5 à 6 mètres.

 

embarcadère

Durant cette traversée, les photos sont interdites pour des raisons de sécurité : un mouvement brusque pourrait déséquilibrer l’embarcation. Laissez donc l’appareil de côté pour profiter pleinement de l’instant et observer vos yeux s’habituer progressivement à l’obscurité. Selon la saison, vous recevrez peut-être même quelques gouttes en passant sous le lac de la Pluie, où l’eau s’infiltre depuis la surface.

 

Puis, soudain, apparaît la Grande Pendeloque : une gigantesque stalactite de 60 mètres de haut. Quand on sait qu’une stalactite ne se développe que de quelques centimètres par siècle, il est fascinant d’imaginer l’âge de cette formation monumentale, devant laquelle on se sent minuscule.

Pour immortaliser ce moment, il est possible d’acheter la photographie prise durant la traversée — la seule autorisée à cet endroit du parcours.

 

balade en barque

Une fois arrivé à l’embarcadère, la visite continue à pied et les merveilles souterraines se succèdent. Après la Grande Pendeloque, préparez-vous encore à être émerveillé par une immense colonne de 75 mètres de hauteur, ainsi que par un superbe lac bleu bordé de gours, ces délicates formations de calcite qui dessinent de véritables miroirs d’eau bleue ondulants. Et on sent si petit dans la salle du Grand Dôme dont le plafond est 94m plus haut! 

Ce bleu que l’on retrouve dans l’immense Salle du Grand Dôme. On ne sait où regarder, c’est une profusion de concrétions, de coulées qui prennent des formes et des couleurs incroyables. De la petite fistule, à la stalactite en drapé, en passant par des piles d’assiettes, les escaliers sont vites oubliés devant tant de beauté ! 94 mètres de haut pour cette immense salle souterraine ! 

On monte, on descend dans les entrailles de la terre. On passe d’une salle à l’autre, d’espaces serrés à d’immenses cavités. C’est incroyable ! 

Des concrétions de toutes les formes

Le carbonate de calcium précipite lors de l’infiltration de l’eau et des changements de pression. Dans le gouffre, c’est un incroyable spectacle ! C’est suite à ce point d’orgue que le retour se fait au point de départ.

Les concrétions  révèlent de nombreuses formes. Ici ce sont de « traditionnelles » stalactites et stalagmites mais ailleurs, ce sont des draperies, des choux-fleurs, des fistuleuses, des immenses coulées de calcites, des dentelles de pierre. Tout dépend de la vitesse, de l’inclinaison, des projections des gouttes. 

Et ne pensez surtout pas que tout est blanc car en fonction des minéraux contenus dans l’eau, on peut avoir du marron, du gris, du orange… 

Une chose est certaine: devant ces immenses concrétions, une vie humaine est bien peu de chose… 

Dans ces immenses cavités, je me rappelle du gouffre de Proumeyssac en Dordogne et ses originales concrétions triangulaires ou encore des grottes du Cornadore visitées lors de mon séjour autour du Sancy

Le saviez-vous?

Nous n’avons exploré qu’un kilomètre sur les 42 que parcourt la rivière souterraine… Alors pourquoi ne pas aller plus loin ? Il s’agit avant tout d’impacter le moins possible l’équilibre et la biodiversité du gouffre. En effet, c’est le lieu de vie d’espèces animales (chauve-souris, petites crevettes, escargots) et la présence de l’homme (éclairages, dioxyde de carbone) a un impact sur les lieux aménagés. 

Les sorties de spéléologie sont également réduites au maximum !

Après avoir lu cet article, vous comprenez certainement pourquoi le gouffre de Padirac connaît un tel succès! N’hésitez pas  à laisser un message et à poser des questions si vous en avez. 

Merci beaucoup de prendre le temps de me laisser un commentaire concernant cet article ❤️

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